État des lieux, les risques et les stratégies de réaction

Ce rapport constitue une documentation de la situation des personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres (LGBTQI++) en Tunisie. Il s’agit de présenter les éléments suivants : le cadre juridique, les formes d’incitation institutionnelle et sociale, l’effet de la criminalisation et de la discrimination sociale et institutionnelle sur les individus, ainsi que les outils de l’approche et de confrontation. L’objectif du rapport est de documenter et d’analyser la situation des personnes LGBTQI++. Il vise à fournir aux militants, journalistes, avocats et décideurs politiques des informations et des références.

Mains levées avec le mot 'HELP' écrit, entourées de drapeaux arc-en-ciel symbolisant le soutien aux droits LGBTQI++, avec le drapeau tunisien en arrière-plan et le logo de l'Association Shams.

Le cadre juridique (la base de la criminalisation)

L’article 230 du Code pénal tunisien pénalise les “actes de sodomie” et prévoit des peines allant jusqu’à trois ans de prison. Conséquemment, les relations homosexuelles entre adultes consentants sont passibles de poursuites judiciaires. Cet article constitue un instrument de répression utilisé contre les personnes LGBTQI++.
De même, d’autres dispositions pénales relatives à « l’indécence publique » ou « l’atteinte aux bonnes mœurs » sont souvent utilisées pour renforcer la répression.


Les pratiques répressives et documentation des violations

Des organisations de défense des droits humains ont documenté des cas d’arrestations arbitraires et de condamnations de personnes sur la base d’accusations liées à l’homosexualité, y compris des peines de prison prononcées ces dernières années. Elles ont également signalé des cas de recours aux examens anaux forcés pour prouver l’homosexualité (Human Rights Watch).

Depuis 2011, la gravité de ces incidents a augmenté. Malgré les campagnes et protestations menées par des organisations comme Shams, les pratiques répressives persistent.
Entre 2024 et 2025, la Tunisie a connu des vagues d’arrestations arbitraires et des traitements inhumains et dégradants portant atteinte aux libertés individuelles. Ceci a eu un effet négatif sur les droits des personnes LGBTQI++. Des rapports récents d’Amnesty International et d’autres ONG ont confirmé l’intensification de ces vagues d’arrestations et de ciblages.


Comment les institutions (religieuses, politiques, éducatives, médiatiques) font la promotion du discours de haine ?


Les conséquences sur la psychologie et la santé des individus et de la communauté LGBTQI++


Stratégies de confrontation et recommandations

a. Documentation des abus

b. Sensibilisation et éducation

c. Protection et soutien

d. Médias et plaidoyer

e. Réforme du cadre juridique


Exemples d’organisations à contacter


Observations méthodologiques et limites

Le rapport s’appuie sur des sources reconnues (ONG internationales et locales, recherches et enquêtes). Certains cas ne sont pas signalés par peur des victimes ou restrictions d’accès. Le diagnostic repose uniquement sur des données vérifiées.


Conclusion

Le discours haineux contre les homosexuels en Tunisie résulte d’une interaction entre lois (comme l’article 230), pratiques institutionnelles, discours médiatiques et pressions sociales.

Une confrontation efficace nécessite :

Un changement est possible, mais il requiert une collaboration entre acteurs locaux et internationaux, ainsi que la protection juridique des militants contre les représailles.

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