Affaire de Sousse : Quand la police s’invite dans votre intimité

La protection de la vie privée est essentielle pour les libertés individuelles, mais en Tunisie, cet équilibre est menacé. L’affaire d’une soirée à Sousse illustre l’ingérence des autorités dans la sphère personnelle, où 33 individus ont été poursuivis pour divers crimes liés à une fête jugée suspecte. Ce cas soulève des questions sur le respect des droits fondamentaux, notamment en raison de l’empiétement sur la vie intime, en particulier concernant l’orientation sexuelle. La criminalisation de l’homosexualité et les abus d’autorité remettent en cause les droits à la confidentialité et à l’inviolabilité du domicile, faisant ainsi peser une menace sur l’État de droit.
Shams Mag 5

L’équipe de Shams Mag est fière d’annoncer la sortie du numéro 5, une édition riche en témoignages, analyses et enquêtes sur la réalité des minorités sexuelles et de genre en Tunisie et dans la région MENA. Au sommaire : Ensemble, continuons à informer, sensibiliser et défendre les droits et la dignité de toutes et tous.
Un État policier modèle, avec le Sheraton comme auxiliaire de répression

Il y a des lieux qui inspirent le luxe, la sécurité, la discrétion. Des hôtels étoilés où l’on croit pouvoir dormir tranquille, aimer librement, vivre dignement. Le Sheraton Hotel Tunis, lui, s’inscrit dans une toute autre logique : celle d’un appareil froid, complice, rôdé, au service d’un État policier impitoyable, prêt à broyer des vies […]
Quand la médecine devient une arme de torture : la Tunisie devant la CPI ?

Imaginez une personne arrêtée simplement parce qu’on la soupçonne d’être homosexuelle. Imaginez-la enfermée, insultée, puis contrainte de se déshabiller face à des policiers, à des médecins, à un juge. Imaginez qu’on l’attache et qu’on introduise dans son corps un instrument médical sous prétexte d’“examen judiciaire”. Imaginez que cela se répète, encore et encore, avec la […]
Tunisie : une plainte pour en finir avec l’article 230, loi de la honte

Depuis des décennies, l’État tunisien piétine les droits fondamentaux des personnes LGBTQ+ au nom de l’article 230 du Code pénal, un texte colonial, rétrograde et ouvertement homophobe. Ce même article continue à envoyer des Tunisiens en prison pour leur orientation sexuelle. Pas pour un crime. Pas pour un délit. Pour qui ils sont. Mais cette […]
Tunisie : Tourisme à haut risque

Attention : visiter la Tunisie pourrait vous mener tout droit en prison.Dans un contexte politique de plus en plus autoritaire sous le régime de Kais Saied, les libertés fondamentales sont bafouées : l’homophobie, l’antisémitisme et les atteintes aux droits humains s’y sont banalisés. Touristes et hommes d’affaires européens peuvent se retrouver pris au piège d’un […]
Affaire Mounir Baatour : entre justice et persécution des convictions

L’affaire de Mounir Baatour met en lumière la tension entre liberté de conscience et droit pénal en Tunisie. Baatour, jugé pour ses opinions athées sur Facebook, est perçu non seulement comme un accusé, mais comme un symbole de la persécution des convictions divergentes. Son procès soulève des questions sur l’application de la loi, l’impartialité judiciaire et le protectionnisme des croyances majoritaires. Alors que les menaces de violence et les fatwas s’abattent sur lui, le cas souligne le manque de légitimité d’un système qui semble privilégier la religion sur les principes de liberté d’expression garantis par la Constitution et le droit international.