À l’occasion du 17 mai (Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie) et du 18 mai (Anniversaire de la fondation de l’association Shams)

L’association “Shams” (shams-tunisie.org) célèbre la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (phobie du parcours de genre), dans une sombre réalité vécue par les minorités en Tunisie sous le joug d’un régime policier répressif qui a fait reculer le pays de plusieurs décennies, armé d’un arsenal juridique colonial pour harceler les citoyens et détruire leurs vies.

L’infâme Article 230 reste un outil abject aux mains du pouvoir, utilisé pour violer l’intimité, justifier des arrestations arbitraires et soumettre les corps à des « tests anaux » ; des pratiques barbares et répugnantes qui s’apparentent à des crimes de torture à part entière.

Cette persécution systématique de la communauté LGBTQI+ n’est que le reflet de la folie des grandeurs autoritaire et de la déconnexion absolue de la réalité de Kais Saied et de son régime. Nous sommes face à une direction catastrophique qui manque des moindres fondements de vision et de logique, et qui gère l’État avec une absurdité destructrice. Ce régime a prouvé son échec cuisant et son incapacité honteuse à gérer les dossiers économiques et sociaux les plus basiques. Au lieu de sauver le peuple de la faim, de la pauvreté et de l’effondrement, ce despote a choisi la solution de facilité des incompétents : diriger le pays par la force brute, et remplir les prisons d’opposants, de militants et de marginaux au lieu de remplir les ventres vides.

Ce régime despotique aveugle a transformé la Tunisie en une grande prison à ciel ouvert, où la justice est devenue un simple outil docile et une guillotine pour régler des comptes et faire taire toute voix qui ose dénoncer cette absurdité. Ce système souffre d’une stérilité politique totale, ne maîtrisant que le langage de la menace et du bâillonnement, et rejetant toute voix de changement par peur de voir son échec exposé. Cette impuissance, Kais Saied l’a gérée par la force en raison de son incapacité à proposer la moindre alternative, poussé par sa folie des grandeurs, son handicap mental ainsi que sa souffrance de la maladie de l’autisme. Il est fondamentalement incapable de dialoguer ou de débattre ; tout ce que nous entendons de lui, c’est que toute opinion divergente relève du complot et de lobbies…

Depuis le début de l’année, nous avons observé des campagnes de frénésie sécuritaire et des procès iniques qui ont jeté des dizaines de membres de notre communauté en prison. Cela s’est accompagné d’un déferlement médiatique de discours de haine et d’incitations flagrantes au meurtre, avec la bénédiction évidente des appareils d’un État qui a abandonné son rôle de protecteur de ses citoyens pour se transformer en leur bourreau.

Le 18 mai, anniversaire de la fondation de l’association « Shams », nous trouve debout face à la dictature la plus féroce que le pays ait connue. Ce régime moribond tente de faire taire notre voix, mais nous lui répondons clairement : votre répression sauvage et vos prisons surpeuplées reflètent votre terreur et votre faiblesse, et ne feront que nous rendre plus farouches et déterminés. Nous resterons une épine dans la gorge de la tyrannie et nous poursuivrons notre lutte sans relâche malgré les restrictions et le manque de ressources, car notre résistance est un clou dans le cercueil de cette absurdité politique.

Par conséquent, l’association « Shams » impose les revendications suivantes :

  • L’abrogation immédiate et définitive de l’Article 230 et son effacement de l’histoire de la Tunisie.
  • La criminalisation immédiate des examens médicaux anaux et la poursuite en justice de toute personne impliquée dans ce crime de torture.
  • La libération immédiate de toutes les victimes de simulacres de procès et d’arrestations arbitraires.
  • Que les institutions de l’État assument leur responsabilité pour stopper l’hémorragie d’incitations et de menaces de mort contre les minorités.
  • L’imposition du droit à la liberté d’expression et d’organisation, en dépit de la machine répressive.

La libération de notre communauté LGBTQI+ est au cœur de la bataille majeure pour faire tomber ce despotisme absurde et arracher la Tunisie à ses ravisseurs.

Pour l’association Shams
Le Président : Maître Mounir Baatour
Site officiel : shams-tunisie.org

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